Ce qu'il faut retenir
- « Le Crépuscule des Dieux » est programmé à l'Opéra Bastille jusqu'au 18 octobre 2026.
- Il s'agit du dernier volet de la tétralogie du « Ring » de Wagner, dont la nouvelle production a débuté en janvier 2025.
- La mise en scène de Calixto Bieito pour cet épisode final est jugée « fort décevante » sur le plan théâtral par Télérama.
- La qualité musicale est en revanche unanimement saluée, notamment l'orchestre, les chœurs de l'Opéra de Paris et la distribution vocale.
- Richard Wagner avait commencé la composition de son « Ring » par la fin, avec « La Mort de Siegfried » en 1848.
Fin du cycle Wagner à l'Opéra Bastille
L'Opéra de Paris achève sa nouvelle production du « Ring des Nibelungen » de Richard Wagner avec « Le Crépuscule des Dieux », présenté à l'Opéra Bastille jusqu'au 18 octobre. Ce dernier épisode conclut un cycle initié en janvier 2025 avec la mise en scène de Calixto Bieito. Pour les spectateurs, c'est l'occasion de découvrir la conclusion épique de cette œuvre monumentale, même si l'approche scénique divise. Selon Télérama, si la production est « fort décevante sur le plan théâtral », elle est « superbement servi[e] par l’orchestre et les chœurs de la maison, ainsi que par une remarquable distribution vocale » selon Télérama. Cela suggère que l'expérience musicale reste au cœur de la proposition, malgré les choix de mise en scène.Une mise en scène qui fait débat, une musique saluée
La production de Calixto Bieito pour « Le Crépuscule des Dieux » semble s'inscrire dans la continuité des réactions mitigées qu'ont pu susciter les précédents volets du « Ring ». Si la vision scénique peut être perçue comme un « bazar scénique », la qualité de l'interprétation musicale est, elle, un point fort indéniable. L'orchestre et les chœurs de l'Opéra de Paris sont mis en avant pour leur performance, tout comme la qualité des chanteurs solistes. Cette dualité entre une proposition visuelle audacieuse et une excellence musicale est souvent au cœur des discussions autour des grandes productions d'opéra. Pour les mélomanes, la richesse de la partition de Wagner et la performance des interprètes peuvent primer sur les aspects scéniques, offrant une expérience auditive de premier plan.Le « Ring » de Wagner : une œuvre pensée à rebours
Il est intéressant de noter que Richard Wagner a abordé la composition de son « Ring des Nibelungen » d'une manière peu conventionnelle. En 1848, il a commencé par écrire ce qui allait devenir la fin de sa tétralogie, « La Mort de Siegfried », avant de développer les préludes et les premières journées. Ce n'est qu'ensuite qu'il a créé « L'Or du Rhin », « La Walkyrie » et « Siegfried » pour donner un contexte et une profondeur à son œuvre. L'Opéra de Paris, pour sa part, a choisi de présenter le cycle dans l'ordre narratif chronologique, débutant en janvier 2025. Cette approche permet aux spectateurs de suivre l'histoire telle qu'elle a été conçue pour être racontée, du début à la fin, malgré la genèse inversée de sa composition par Wagner lui-même.Pourquoi cela compte pour vous, spectateurs
Pour les amateurs d'opéra et les fidèles de l'Opéra de Paris, la fin de ce cycle du « Ring » est un événement majeur. C'est l'occasion de voir l'aboutissement d'une production ambitieuse et de juger par vous-même de l'équilibre entre la vision scénique de Calixto Bieito et la puissance musicale de Wagner. Si la mise en scène peut surprendre, la promesse d'une interprétation orchestrale et vocale de haut niveau est un argument de poids. C'est aussi une chance de découvrir ou redécouvrir une œuvre fondamentale du répertoire lyrique, dans une production qui, malgré ses critiques, ne laisse personne indifférent. La durée limitée des représentations, jusqu'au 18 octobre, incite à ne pas tarder pour assister à cette conclusion épique.Ce qu'il faut surveiller pour les prochaines productions
La réception de cette dernière partie du « Ring » pourrait influencer les futures orientations de l'Opéra de Paris en matière de mises en scène. Les réactions du public et des critiques face à des choix scéniques audacieux sont toujours prises en compte. Il sera intéressant de voir si l'Opéra de Paris continuera à privilégier des visions très personnelles ou si un équilibre différent sera recherché pour les productions à venir. Pour les spectateurs, cela signifie être attentif aux annonces des prochaines saisons, car la ligne artistique des grandes maisons d'opéra est souvent un sujet de discussion passionné. La qualité musicale restant un pilier, l'évolution des propositions scéniques sera un point à suivre.Sources
C&M · 10/10/2026
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