08/10/2026
Coeur&Musiques
Issue · 08/10/2026 Actu
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Le titre « M*R*H » de BORO 700 retiré des plateformes

Le titre « M*R*H » de BORO 700 a été retiré de Spotify et Deezer le 7 octobre suite à des accusations d'apologie du terrorisme et des enquêtes judiciaires en cours.

Le titre « M*R*H » de BORO 700 retiré des plateformes
Le titre « M*R*H » du rappeur BORO 700 a été retiré des plateformes de streaming musical Spotify et Deezer le mercredi 7 octobre. Cette décision fait suite à plusieurs affaires judiciaires où la chanson est mise en cause pour apologie du terrorisme, notamment après des incidents impliquant des lycéens en train de la chanter, comme le rapporte franceinfo Culture.

Ce qu'il faut retenir

  • La chanson « M*R*H » de BORO 700 a été retirée de Spotify et Deezer le 7 octobre.
  • Le retrait a été initié par le distributeur du morceau après des mises en cause judiciaires.
  • Des enquêtes pour « apologie du terrorisme » sont en cours dans le Loiret et en Vendée.
  • Le titre mentionne explicitement des noms liés à des actes terroristes et contient des propos controversés.
  • La mairie de Nice avait déjà saisi la justice en août dernier pour des motifs similaires.

Un retrait suite à des controverses judiciaires

Le titre « M*R*H » du rappeur BORO 700, sorti en juillet dernier, a été retiré des principales plateformes de streaming musical en France, Spotify et Deezer, le mercredi 7 octobre. Ce retrait a été effectué à l'initiative du distributeur du morceau, selon des sources proches du dossier citées par l'Agence Radio France. La chanson est au cœur de plusieurs affaires judiciaires, notamment pour « apologie du terrorisme », ce qui a conduit à cette décision. Avant même cette suppression, Deezer avait déjà pris des mesures internes pour ne plus mettre en avant ou recommander ce titre dans ses playlists depuis plusieurs mois. Cette action préventive souligne la gravité des accusations pesant sur le contenu de la chanson et les préoccupations des plateformes concernant sa diffusion.

Des enquêtes ouvertes dans plusieurs départements

Plusieurs enquêtes judiciaires ont été ouvertes en lien avec la diffusion de ce morceau. Dans le Loiret, une enquête pour « apologie du terrorisme » est en cours après que des lycéens ont été filmés en train de chanter le titre dans un établissement scolaire de Beaugency. Le parquet d'Orléans a confirmé cette information à l'Agence Radio France. Parallèlement, une autre enquête a été ouverte en Vendée. Elle fait suite à la diffusion de la chanson par un groupe d'adolescents dans une église à Soullans, un incident qui a suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux. La mairie et le diocèse ont appelé à l'apaisement face à la polémique générée par ces images.

Un contenu jugé incriminant et des saisines de la justice

Le contenu du titre « M*R*H » est au cœur des accusations. Le rappeur y mentionne explicitement des noms comme « Mohamed Merah », le « Bataclan » ou encore « Salah Abdeslam ». Le refrain, en particulier, est pointé du doigt pour son caractère potentiellement apologétique du terrorisme, avec des paroles telles que « À la Mohamed Merah, v-esqui' les caméras. Bataclan, je l'ai shooté à l'œil, chasse à l'homme, Salah Abdeslam. » Dès le mois d'août dernier, Eric Ciotti, le maire de Nice, avait annoncé avoir saisi la justice. Il estimait que le rappeur devait être poursuivi pour « apologie du terrorisme », soulignant que le morceau multipliait les références à des terroristes islamistes et contenait des insultes envers des personnalités politiques.

Pourquoi cela compte pour les mélomanes et l'industrie

Ce retrait soulève des questions importantes pour les mélomanes et l'industrie musicale. Il met en lumière la responsabilité des plateformes de streaming et des distributeurs face à des contenus potentiellement illégaux ou incitant à la haine. Pour le public, cela signifie que l'accès à certains titres peut être restreint en fonction de leur conformité avec la loi et les politiques des plateformes. Cet événement rappelle également que la liberté d'expression dans l'art, et en particulier dans le rap, est encadrée par des limites légales, notamment en ce qui concerne l'apologie du terrorisme. Il invite à une réflexion sur le rôle des artistes et des diffuseurs dans la société, et sur l'impact de leurs œuvres sur des publics variés, y compris les plus jeunes.

Ce qu'il faut surveiller : les suites judiciaires

Les prochaines étapes à surveiller concernent les développements des enquêtes judiciaires en cours. Les parquets d'Orléans et de Vendée poursuivent leurs investigations, et les conclusions de ces enquêtes pourraient avoir des répercussions sur le rappeur BORO 700 et sur la manière dont les contenus musicaux sont régulés à l'avenir. La saisine de la justice par le maire de Nice pourrait également progresser. Il sera intéressant de voir si d'autres mesures seront prises par les autorités ou les plateformes de streaming concernant la diffusion de contenus similaires. Cette affaire pourrait servir de précédent et influencer les politiques de modération et de distribution de la musique en ligne, notamment pour les genres musicaux où les paroles peuvent être particulièrement provocatrices.

Sources

C&M · 08/10/2026 — fin de l'article — #LE-TIT