
Ce qui s'est passé jeudi soir à Bercy
L'album a été joué « dans l'ordre (quasiment) », écrit L'Éclaireur Fnac, ce qui correspond au principe annoncé de la tournée. Paris Match, cité par un agrégateur de presse, parle d'un album interprété en entier. Télérama évoque un orchestre de près de trente musiciens, avec cordes, harpes, claviers, cuivres et choristes, et titre sur un « concert épique ». Plusieurs titres sont cités avec certitude dans les comptes rendus : l'ouverture avec « Love's in Need of Love Today », puis « Sir Duke », « I Wish », « Isn't She Lovely », « Black Man », « Pastime Paradise », « As » et « Another Star ». Pour « Isn't She Lovely », l'AFP rappelle que Stevie Wonder l'a écrite après la naissance de sa fille Aisha en 1975. Nous n'avons trouvé aucune setlist complète et vérifiée du concert parisien au moment où nous publions : les sites spécialisés ne l'avaient pas encore déposée. Nous ne donnons donc pas l'ordre exact des vingt et un titres, ni l'existence éventuelle d'un entracte ou d'un second rappel à Paris.Lenny Kravitz et « Superstition » : l'invité surprise, pas le titre surprise
Le seul morceau cité qui ne figure pas sur « Songs in the Key of Life » est « Superstition ». Il vient d'un autre album, « Talking Book », paru en 1972. La nouveauté de la soirée parisienne n'est donc pas tant le titre que l'invité : selon l'AFP et L'Éclaireur Fnac, Lenny Kravitz a rejoint Stevie Wonder pour une version « XXL » qui a fermé le concert. Le titre n'était pas imprévu : le critique de The Arts Desk, qui a assisté à la première date de la tournée à Birmingham, signale lui aussi « (Crazy) Superstition » en rappel, seul morceau hors album qu'il cite. À Birmingham, la harpiste Brandee Younger était la seule invitée mentionnée, sur « If It's Magic ».
Ce que dit la presse
Les titres des quotidiens et magazines sont presque unanimes. Le Monde écrit que « la légende Stevie Wonder retrouve la clé de son génie ». Télérama parle d'un « concert épique ». Paris Match titre « À Paris, Stevie Wonder a fait des merveilles », le HuffPost d'un « concert triomphal », et Le Dauphiné libéré met en avant les trois heures de spectacle et l'invité surprise. L'Éclaireur Fnac relève que Le Parisien juge l'artiste « magistral ». Rien dans les articles consultés ne signale de problème de son ou de retard à Paris. C'est un point qui compte : à Birmingham, le 13 octobre, The Arts Desk avait reproché à la sonorisation d'être confuse au point de gêner les chanteurs, tout en saluant la voix de Stevie Wonder et le travail de la section rythmique. Le critique espérait une amélioration au fil de la tournée. Aucune source parisienne que nous avons lue ne décrit le même défaut, ce qui ne prouve pas qu'il était absent.Un message politique, sans nom propre
L'AFP, reprise par TV5 Monde et Le Matin, rapporte que Stevie Wonder s'est adressé aux dirigeants du monde en leur demandant d'« arrêter leurs conneries », ajoutant que ceux qui voulaient des conseils pour gouverner n'avaient qu'à « s'adresser à Stevie ». L'Éclaireur Fnac précise qu'il a pris position sur l'état du monde sans citer de noms, dans un concert placé sous le signe de l'amour et de la solidarité. Ce propos n'a rien d'étonnant pour un album qui contient « Love's in Need of Love Today », « Village Ghetto Land » et « Black Man ».Trois erreurs qui circulent déjà
Le jour du concert. Une dépêche indique « mercredi soir ». Le concert a eu lieu le jeudi 15 octobre 2026 : c'est ce que donnent les agendas de billetterie et le calendrier (le 15 octobre 2026 tombe un jeudi), ainsi que Télérama. La durée. L'AFP écrit « près de trois heures », L'Éclaireur Fnac « plus de trois heures », Le Dauphiné libéré « trois heures ». Nous écrivons donc « environ trois heures » faute de chronométrage publié. « Pas à Paris depuis près de vingt ans ». Cette formule, reprise dans une dépêche, ne cadre pas avec ce que nous avions vérifié avant le concert : son dernier concert parisien date du 1er juillet 2010, déjà à Bercy, soit seize ans. Le dernier en France est le 18 juillet 2014, à Jazz à Juan, soit douze ans. Une autre reprise parle d'un « premier concert en France depuis seize ans » : c'est inexact, pour la même raison. Si la dépêche vise le seul titre « Superstition », nous n'avons pas pu le vérifier.Pour (ré)écouter l'album et les inédits de l'EP
Pour retrouver l'ordre d'origine, la fiche Spotify de l'album compte vingt et un titres. L'EP du 28 septembre 2026 contient quatre inédits des séances de 1976, dont « It's Easier ». Stevie Wonder est aussi un instrumentiste : harmoniciste, pianiste et pionnier du synthétiseur. Si le concert vous a donné envie de vous y mettre, nos guides d'achat détaillent le choix d'un premier harmonica, d'un premier synthétiseur et d'un piano numérique.Et maintenant ? La tournée continue
Selon l'AFP, la tournée se poursuit en Allemagne et au Royaume-Uni, puis aux États-Unis à partir de la mi-novembre. The Arts Desk cite, après Paris, Copenhague et Oslo, puis un retour aux îles Britanniques en novembre. Nous n'avons pas vérifié le calendrier complet : référez-vous aux sites officiels de l'artiste et de la billetterie, et lisez notre guide pour acheter ses places sans arnaque avant de passer par un revendeur. L'Accor Arena reste cette semaine au centre de l'actualité des concerts : Lauryn Hill y jouait début septembre et Angèle y est attendue pour l'Instinct Tour.Questions fréquentes
Quand Stevie Wonder a-t-il joué à Paris ?
Le jeudi 15 octobre 2026, à l'Accor Arena, à Paris, pour une date unique en France annoncée pour cette tournée.Qui était l'invité surprise ?
Lenny Kravitz, qui a rejoint Stevie Wonder pour une version prolongée de « Superstition » en clôture, selon l'AFP et L'Éclaireur Fnac.Stevie Wonder a-t-il joué « Songs in the Key of Life » en entier ?
Selon Paris Match, oui, et selon L'Éclaireur Fnac, « dans l'ordre (quasiment) ». Aucune setlist complète n'était publiée au moment de la rédaction de cet article.Combien de temps a duré le concert ?
Environ trois heures : « près de trois heures » pour l'AFP, « plus de trois heures » pour L'Éclaireur Fnac.Quelles sont les prochaines dates de la tournée ?
Les sources divergent : l'AFP cite l'Allemagne et le Royaume-Uni puis les États-Unis à partir de la mi-novembre, The Arts Desk Copenhague et Oslo. Consultez les sites officiels pour un calendrier à jour. Sources : AFP via TV5 Monde, Le Matin et titrespresse.com (revue de presse du 16 octobre 2026 : Le Monde, Télérama, Paris Match, HuffPost, Le Dauphiné libéré, BFM TV, TF1 Info), L'Éclaireur Fnac (16 octobre 2026), The Arts Desk (Birmingham, 15 octobre 2026), fiches Spotify de l'album et de l'EP. Photographies : Jazz à Juan (Frantogian, CC BY-SA 4.0), Jan Zubíček (septembre 2007, CC BY-SA 2.0), Nuță Lucian (août 2024, CC BY-SA 2.0), Motown Records (1973, domaine public), via Wikimedia Commons.
C&M · 16/10/2026
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